Conventions pour la notation des phonèmes et du rythme
1. Phonèmes
Les polices disponibles en HTML étant ce quelles sont et pour éviter des images dévoratrices doctets, on a dû remplacer 11 signes de lalphabet phonétique international par des caractères du clavier ou de la table des symboles. On a regroupé les phonèmes concernés dans un bout de phrase (quon changera à la première occasion) :
" Lueurs rechignées dans un vilain fond de gorge ".
Si lon exclut une possible diérèse, la transcription en sera :
[lÿöRReçiñedâzûvilêfôd¤gòRx]
Le /x/ seul peut surprendre, mais on peut aussi regretter que lutilisation du circonflexe comme signe de nasalisation entraîne le remplacement des voyelles ouvertes par des voyelles fermées. Par ailleurs, il est arrivé, notamment pour le [ö], que la transcription normale (e pris dans le o) passe le cap de la conversion en HTML...
2. Scansion
Pour le rythme et les figures prosodiques, on utilisera essentiellement les couleurs, quitte à transformer le texte en arlequin, et le soulignage. Le rouge pour les syllabes accentuées, le vert (après espace surligné) pour les rebonds de consonnes hors accent et un simple souligné pour les autres répétitions de sons. Ainsi " Romances¯sans paroles " correspond à la scansion :
En cas de contre-accent, on ira du rose au violet : " O bruit doux de la pluie ".
Les inconvénients sont évidents : cela
na pas la clarté de la notation élaborée par Henri
Meschonnic. Cependant, le dispositif a lavantage
déviter une cumulation des marques dont je me défie. Dans
un vers comme celui-ci, tiré des Châtiments :
" Hâtait
le pas parmi // les pierres sépulcrales ",
une notation distincte des accents et des récurrences du /p/
permet de marquer (en liaison avec un accent "faible"
sous césure) une sorte deffet de sourdine : par deux
fois, le /p/ passe de la position accentuée à la position
pré-accentuelle tandis que les répétitions se desserrent.